Maladie d’Alzheimer, un monde d’oublis.
La Maladie d’Alzheimer. Quel drôle de nom pour une maladie aussi grave, on croirait le nom de la dernière maîtresse de Hollande.
Quand on ne se rappelle plus ce que l’on a dit, c’est la maladie d’Alzheimer. Quand on le fait exprès, c’est de la politique.
Les cafés chauds du Balto stimulent les souvenirs de nos Tronches de Cake. Elles se les partagent offrant ainsi un phare d’espoir et de tendresse au milieu de cette tempête dévastatrice de la maladie d’Alzheimer.
Le débat
ARCHIBALD dépité – Je viens de rendre visite à ma Tante qui est atteinte de la maladie d’Alzheimer. Pour la première fois, elle ne m’a pas reconnu ! Au fil des visites je la vois s’enfoncer peu à peu dans un monde où les moments partagés disparaissent. Les visages aimés, et les histoires précieuses qui ont tissé le fil de son existence s’effacent. C’est un voyage cruel où la mémoire se dissout. Elle ne laissederrière elle qu’un univers de confusion et d’incertitude dans lequel nous ne sommes plus.
Madgic – Je me doute que ça fait mal de voir quelqu’un que l’on aime depuis toujours, perdre le fil de sa propre histoire. Ça devient une sorte de jeu de devinettes, par lequel on réécrit cent fois chaque jour le scénario de sa vie.
ARCHIBALD – Pour les proches c’est encore plus dur que pour le malade lui-même… quoique ! C’est une douleur silencieuse, un grand huit émotionnel. On navigue entre la tristesse de voir un être cher s’éloigner lentement et la lutte pour rester connecté à ses souvenirs. On les voit qui s’envolent en grains de sable que l’oubli enfouit pour l’éternité. Pourtant, même au milieu de cette obscurité de l’esprit, il y a des instants de lumière. Ces moments fugaces émergent. Un sourire familier se dessine. Une lueur de reconnaissance traverse ce regard fatigué. Tous sont des trésors inestimables – une oasis dans le désert aride de la maladie.
Huby – Ce que tu décris est une leçon de vie déchirante, une invitation à chérir chaque instant. A nous de saisir la beauté fragile de la mémoire en embrassant la personne aimée non pas pour ce qu’elle était, mais pour ce qu’elle est à cet instant présent.
Blaireau – Vous savez, la maladie d’Alzheimer, c’est comme un disque dur qui commence à beuguer. Au début, c’est juste quelques fichiers qui se perdent. Vous les cherchez comme un malade, mais certains dossiers, hop, envolés ! C’est comme les clés de voiture quand t’es à la bourre, impossible à retrouver.
Cake 40 – Des études encourageantes sont menées avec des puces greffées au cerveau pour stimuler et réveiller les neurones. Certains paraplégiques retrouvent l’usage de leurs membres.
Magmax – Super ! Moi, j’ai remarqué qu’un chien couvert de puces, n’a pas plus de mémoire que mon PC.
Blaireau – Je reste confiant dans la recherche. Un bon exercice pour tester tes facultés cognitives : Alzheimer, si tu sais l’écrire, c’est que t’es pas malade.
ARCHIBALD – Pour conclure : il n’y a pas de futur, de présent ou de passé. Le présent du futur, c’est le rêvee, le présent du présent, c’est l’action. Le présent du passé, c’est la mémoire. Alors, vivons intensément le présent.
Magmax – Avec la maladie d’Alzheimer le seul avantage, c’est de regarder tous les soirs le film de la Soupe aux choux avec le même plaisir.
A la semaine prochaine …
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Sources : Alma & Georges La Libre
#MaladieDalzheimer #PerteMemoire # MaladieNeurodégénérative

4 commentaires
Mon époux a été atteint d cette horrible maladie. Je m’en suis aperçu lorsqu’il ne savait plus comment revenir à la maison, il est allé au marché qui se trouvait à 10 kms de la maison, et impossible de retrouver le chemin du retour. Une 2ème fois, je lui dit d’aller chercher de brioches à 15 kms de chez nous. Il est revenu sans et m’a dit je ne sais plus où se trouve la boulangerie etc.. etc. Il me disait, la télé ne fonctionne pas, et en fait il appuyait sur la télécommande et la télé c’était l’insert dans la cheminée. Il me disait parfois : je ne comprends plus rien. Il me disait : tu es encore belle pourquoi n’es tu pas mariée ? Il m’appelait du nom de sa soeur décédée en 197. il me disait aussi : qui es tu par rapport à moi, ma soeur, ma mère ? et ensuite il y a eu le lit médicalisé, les couches etc.. et je vous passe les problèmes scatologiques; Son calvaire a duré 3 ans 1/2. J’ai été heureuse de ne pas le mettre en EHPAD- on m’avait avertie : la maladie dure 10 ans et heureusement qu’elle n’aura duré que 3 ans 1/2 car je serais devenue folle. J’ai eu bcp d’aide de la SSIAD pour la toilette et il faut reconnaître, que dans ce cas, je remercie la Sécu. ; etc.. car tout est pris en charge.
Merci pour ce témoignage poignant. Pour ma part j’ai été confronté à deux reprises par cette maladie. Le premier proche qui en était atteint est maintenant décédé quant à la seconde, la maladie est en cours de développement … encore merci.
Pour une fois, un sujet qui n’est pas drôle. En fait les malades comprennent parfaitement ce qu’on dit sur l’instant, mais ils n’enregistrent plus. Ainsi ce sont les souvenirs les plus récents qui disparaissent en premier, en raison de l’évolution de la maladie. Les souvenirs anciens qui avaient été enregistrés restent accessibles… Il y a une régression progressive dans le temps. A 91 ans, mon beau-père affirmait habiter là où il était à 20 ans et les souvenirs de cette époque restaient clairs, alors qu’il ne se souvenait plus de me connaître ni que je l’avais vu la veille…
Merci pour cette information qui est parfaitement exacte. A bientôt.