Vincent Lambert une vie sous perfusion

Vincent Lambert une vie sous perfusion

Vincent Lambert une vie sous perfusion

 

VIVRE : verbe intransitif (sujet : personne être vivant) Être en vie, exister. La joie, le plaisir de vivre. Jouir de la vie (vivre intensément).

L’affaire Vincent Lambert ne fait qu’alimenter sous perfusion, le débat médiatique sur la fin de vie, ô combien sensible. La difficulté de ce sujet tient au fait que les dogmes, amour, famille, religion, croyance, politique et bon sens se percutent avec la violence d’un sumo voulant démontrer qu’il est le plus fort. Et Vincent Lambert dans tout ça !

 

Huby – Ce débat ouvert sur l’euthanasie de Vincent Lambert, car c’est de cela dont il s’agit, me semble une bonne chose. On voit s’affronter tous les avis divergents sur le sujet. La mère qui veut poursuivre le traitement de son fils, la femme qui veut l’arrêter tout comme l’hôpital et beaucoup d’autres. Les médias se sont emparés du sujet et il n’y a plus de limites aux arguments et contre-arguments. Le débat a dépassé le cas Vincent Lambert, un peu comme dans un référendum où l’on ne répond pas à la question posée mais que l’on veut sanctionner le Pouvoir. Je crains que cet homme en état végétatif fasse les frais de nos divergences collectives.

ARCHIBALD – C’est un sujet qui oppose. La mère a saisi La Justice il y a quelques années de cela quand le médecin a commencé à parler de débrancher son fils. Verdict a été rendu en suivant l’avis du docteur – stopper le traitement. Elle n’en tient pas compte. C’est sûrement une femme de bon sens qui aime son fils à l’aune de ses convictions et qui dans le contexte perd son objectivité. Pourquoi saisir La Justice et obtenir un verdict pour ne pas s’y résoudre ?

Huby – Parce que durant ces dix années passées il y a certainement eu des lueurs d’espoir pour d’ultimes prolongations. Et puis la flamme s’éteint et l’on repart à genoux, le cœur dans les chaussettes, au bord d’un abîme d’incompréhension où tu supplies Dieu : Qui que vous soyez, soyez !

ARCHIBALD – La véritable douleur doit être de se tenir la main sans la passion de l’adieu.

Madgic – Malgré 10 ans d’état végétatif constaté voire 35 pour un autre cas, la qualité d’une civilisation se mesure au respect qu’elle porte aux plus faibles. Pour ma part je ne peux pas accepter l’idée de stopper les soins même si le quotidien de cet homme en survie est sans doute vide de sens.

Cake 40 – C’est fou ! En plus il avait dit à l’un de ses amis que si un jour il avait à vivre une telle situation, il ne voulait pas d’acharnement. Il a une femme pour qui depuis 10 ans la vie est un enfer. Elle ne peut pas se reconstruire sans s’exposer à la vindicte familiale. Y as-tu pensé ? Et pour l’être humain lui-même, quel plaisir y-a-t-il à vivre ainsi ? Est-ce qu’au moins cet acharnement thérapeutique lui apporte le bonheur ? Je ne crois pas, car la vie ce n’est pas cela. Moi je suis pour l’euthanasie et une décision courageuse pour cet homme qui si on l’interrogeait se rangerait à mon avis.

Blaireau – Avec l’euthanasie, au moins, tu meurs avec quelqu’un à côté du lit. Et puis 10 ans de coma, c’est comme une grève à Roissy, l’âme attend de monter au ciel en regardant les panneaux d’affichage !

ARCHIBALD – Malheureusement la médecine ne fait pas de miracle. On n’a jamais vu un chirurgien faire apparaître la Sainte Vierge.

Madgic – C’est tristement vrai, mais avant de parler d’euthanasie n’oublions pas qu’avant de pratiquer son art, tout médecin doit prononcer le serment d’Hippocrate pour protéger la vie de ses malades.

Magmax – Sauver la vie de ses patients et s’engager sur l’honneur à ne jamais jeter un vieux Paris-Match.

Blaireau – C’est quand on voit des cas comme ça, que l’on se dit la vie est trop courte pour apprendre l’allemand.

Huby – Mais Blaireau, est-ce que tu crois que la vie est plus belle après la mort ?

Blaireau – Ça dépend après la mort de qui ?

 

 

 

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Sources cliquez sur le lien :      Le Parisien     France Info     SOS fin de vie

9 Commentaires

  • Je crois savoir que la Vierge Marie est contre le suicide médico-légal ; mais l’interviewer tiendrait du miracle.
    Les avis diffèrent, la mère, la femme, la file aux Sophie.
    On n’est pas au Tibet, mais s’il y a une vague d’immolation, les gens vont finir par des cendres dans la rue.

  • à partir du moment où il ne vit que parce qu’il est branché, cela n’est plus vivre, mais servir de cobaye; et je vois de la souffrance dans ses yeux, laissons le mourir en paix

    • Pour ma part je partage ce point de vue. Merci pour ce courage exprimé

  • Comment une vraie famille a t elle fait d’un drame intime « une affaire » allée jusqu’à l’ONU?
    C’est toute une civilisation qui est en train de disparaître
    Heureusement que la charia arrive pour balayer cette vieille morale !

  • Tout est relatif. Je vie des moments de bonheurs en dégustant un bon cognac XO, en partageant des moments de complicité avec mes chevaux, en échangeant avec des proches autour d’un bon repas… J’ai aussi vécu des moments de bonheur avec une gorgée d’eau ou le levé du soleil après une nuit de douleur ou la chaleur d’une flamme après un froid et une humidité pénétrants, ou l’échange d’un regard empathique, ou un répits antalgique après des douleurs poussant à l’autoamputation…
    Il est bien difficile de juger de l’intérêt de la vie pour quelqu’un d’autre.
    Je pense que s’est là précisément du ressort de médecins, spécialistes, qui peuvent et doivent détecter et analyser ce qui dans l’indicible, pourrait témoigner de la souffrance désespérée ou de la lassitude ultime ou, au contraire, de la volonté et l’intérêt de vivre bien que en « mode dégradé ».
    Si je devais avoir le courage de formuler un avis personnel, ce que je vois dans les yeux et sur le visage de Vincent, me ferait basculer dans le parti de la libération de l’âme.

  • Pour moi c’est de l’ acharnement thérapeutique dix ans dans le commas cela suffit 1500 Euro par jour et calcule bien bonne soirée à tous

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