Avortement et IVG, une liberté de fille en aiguille

Avortement et IVG, une liberté de fille en aiguille

 

   Huby – Simone Veil nous a quitté il y a maintenant quelques semaines en nous laissant à nous les femmes un héritage de dignité et d’égalité avec les hommes. L’avortement permet de se libérer d’une contrainte quand le père nous abandonnait en nous laissant souvent seule le ventre rond de ses exploits. Il y a 42 ans elle a fait passer une loi sur le droit à avorter librement en toute transparence, sécurité et hygiène comprises. Depuis, nous décidons nous-même, un enfant quand je veux si je veux, et je suis surprise de constater qu’en Espagne comme aux Etats Unis on veuille limiter voire interdire l’IVG !

   Cake 40 – Pour ma part je suis contre l’avortement car c’est un crime : abattre un individu pour en sauver un autre, c’est ce que fait la mafia.

   Huby – Quel point de vue ringard. Tu préférais l’époque des aiguilles à tricoter, cintres, bidon d’eau de javel, ces produits que les faiseuses d’anges utilisaient pour avorter clandestinement les femmes ?

   ARCHIBALD – Que tu le veuilles ou non Cake, l’avortement est aussi vieux que le monde est monde. Il a toujours existé. Le moins que l’on puisse proposer à une femme qui souhaite y recourir c’est qu’elle le fasse dans des conditions d’hygiène sûres. Tu ne partages pas cet avis ?

   Cake 40 – Non, de même que tu es libre d’être pour, je suis libre d’être contre. L’avortement n’est pas un moyen de contraception. L’information contraceptive existe et elle est largement diffusée. C’est pourquoi je suis contre l’IVG parce l’erreur aujourd’hui de tomber enceinte n’est plus permise au regard de toutes les possibilités disponibles pour ne pas avoir d’enfants : capote, pilule, pilule du lendemain, stérilet, sodomie ou fellation.

   Madgic – Je crois que les reculs qu’il y a dans moult pays dans ce domaine sont certainement liés aux abus qui ont découlé de cette liberté. Beaucoup de femmes ont pris l’IVG comme un moyen de contraception gratuit. Qu’une femme violée soit remboursée de son avortement me semble être juste et sûrement équitable pour l’enfant à naître qui aurait sans doute hérité d’une vie compliquée. Mais une femme qui a oublié de se protéger, pourquoi ferait-elle supporter à la collectivité le coût de son erreur ? De ce point de vue je serai plutôt assez proche de l’avis de Cake.

   Cake 40 – Merci, pour une fois que nous sommes presque d’accord. Il est évident que l‘IVG remboursée depuis le 1er avril 2016 n’arrange pas les comptes sociaux pas plus que la conscience collective. Je pense que cet argent dépensé à cet effet pourrait être employé à d’autres causes plus utiles. Je me demande même avec toutes les interventions remboursées prescrites, si le trou de la sécu n’excite pas les médecins !

   Magmax – Moi je trouve que l’avortement, même dans un grand hôpital, ça fait comme à la ferme.

   Blaireau – C’est un peu vrai, le chirurgien est une sorte de boucher spécialisé dans la viande humaine …

   Magmax – Je préfère tout de même l’accouchement à l’avortement, j’ai toujours été friand de la frisée aux lardons.

   Blaireau – Moi aussi, je trouve l’accouchement comme étant la plus belle intervention médicale qui soit. J’ai du reste filmé celui de ma sœur et j’espère qu’on sera nominés pour la nuit des césariennes.

   Cake 40 – Je vois que tout est bien, vous êtes tous pour, il y a même des bébés qui s’appellent Simone et l’IVG reste une intervention sans gravité – l’autopsie démontrera que j’avais raison.

 

 

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13 Commentaires

  • En complément (indispensable) à mon précédent post, il faut préciser qu’il n’est pas à 100 % interdit de se débarrasser d’un « corps étranger », comme une mouche dans l’oeil, un ver solitaire, etc. Or, certains considèrent le foetus comme une sorte de « déchet hospitalier » dont, jusqu’à la 12e semaine de grossesse, on peut se débarrasser. Puis, subitement, la nuit de la 12e à la 13e semaine, il se produit un miracle comme on n’en voit même pas à Lourdes : en une fraction de seconde, le « déchet hospitalier » est devenu un être humain qu’il faut protéger (?).
    Inutile de dire que sur le plan scientifique, cela n’a aucun sens. Mais alors, à partir de quand l’embryon peut-il être considéré comme un être humain ?
    Prenons un exemple en chimie ; quand on fait réagir une seule molécule de sodium avec une seeul molécule de chlore, on obtient aussitôt une molécule de sel (NaCl), sans qu’il soit besoin d’avoir des tonnes de réactif.
    Pour le foetus, c’est pareil : dès la mise en commun du patrimoine génétique du père et de la mère, dans la toute première cellule, l’être humain est déjà là, avec tout son potentiel, même si pour l’instant il n’est pas capable de défendre une thèse à la Sorbonne… ou de piquer le sac à main d’une vieille dame dans le métro. Donc, logiquement, il faudrait le protéger dès le départ…
    Une autre anomalie de l’avortement : si on provoque l’accouchement et qu’on tue le bébé, on se retrouve aux assises, mais si on tue le bébé dans l’utérus et puis qu’on provoque l’accouchement, c’est remboursé par la sécu, alors que le résultat final est le même ! Le pauvre Descartes soit se retourner dans sa tombe en découvrant que nous sommes bien loin d’être cartésiens..

  • Ma femme se refusait à tous ces moyens de contraception rappelés par Cake… sauf la pilule, le préservatif et le stérilet …Du coup, j’ai préféré la quitter…On ne sait jamais!
    ;)

    • On ne sait jamais en effet. Merci de la visite et à bientôt sur nos lignes

  • Chacun est maître de son corps, bien d’accord : on peut se faire des piercings, des tatouages, un lifting, une liposuccion, sans problème. Le hic, c’est que le foetus n’a pas le même ADN que la mère, c’est donc un corps « étranger », ce n’est plus le corps de la femme, elle ne fait que l’héberger ; le tuer, ce serait comme si un hôtelier recevait le droit de tuer ses clients, genre auberge rouge, et être remboursé par la sécu ! Jadis, les enfants non désirés étaient abandonnés aux loups ; sommes-nous en restés là ? Il faut aussi être conscients que, dans l’autre monde, ces mères retrouveront les enfants qu’elles ont tués, et qui leur demanderont « maman, pourquoi tu m’as fait ça ? ». Et là, il y aura des explications plus que pénibles…

    • C’est une vision intéressante, à méditer. Merci de l’avoir soumise

  • Cela ne s’adresse pas aux amoureux.
    Le ventre maternel est un univers précieux, mais hélas, honte et sacrilège, le coït des hommes est irrespectueux, ils se servent du vagin comme un joujou dont ils se lassent après l’avoir souillé. Encore heureux quelles aient acquit cette force de se libérer de vos actes inspirés, uniquement, par ce réflexe ANIMAL. Et la tendresse bordel!

  • Voici une discussion des tronches bien sérieuse sur un sujet qui ne l’est pas moins. On pourrait presque s’ennuyer !
    Moi je pense que la procréation devrait rester dans le domaine du sacré, avec ses secrets et interdits.
    Qu’une femme puisse faire ce qu’elle veut de son cul, soit…
    … mais de son ventre, si un futurgosse le squat, là, j’ai des réserves.
    Quand l’ovule est fécondée, (sauf exception) la femme n’est plus seule. Il devrait y avoir trois décideurs : le père, la mère, et l’embryon. Et si on considère que le mioche n’a pas voix au chapitre, (pour extrême minorité), alors il reste l’autorité parentale partagée par les deux parents, et pas seulement la femme. Pour autant, d’ailleurs, que l’un et l’autre aient une capacité de jugement supérieure au troisième.
    D’un coté on a des femmes qui décident seules, dans le dos du géniteur, ou via PMA, de porter un enfant. Le géniteur accidentel ou pas ne sera bon qu’à payer la pension. De l’autre, des femmes décident, souvent aussi seule, de mettre un terme a une grossesse. Où est l’héritage d’égalité avec l’homme loué par Huby ?
    Je pense comme Cake 40 que les progrès de la contraception, et surtout de l’éducation, devraient pouvoir permettre aux femmes de maîtriser la procréation sans avoir recours aux solutions extrêmes.
    Il faudrait alors ne réserver l’IVG qu’aux cas aussi extrêmes (viol, maladie, immaturité, …), que la solution, sans les banaliser.
    Et pour pousser le raisonnement plus loin, notre fameux trio évoqué plus haut devrait pouvoir aussi choisir de tuer l’un d’entre eux pour satisfaire le bien être des deux autres. Je ne suis pas sûr que le choix se porte systématiquement sur l’embryon.
    Bon j’arrête mes conneries pour ne pas plus contribuer à l’ennui sur un sujet qui mériterait bien mieux.

    • Voilà un commentaire bien argumenté que j’approuve totalement. Merci

      • Seule les femmes devraient avoir le droit de s’exprimer à ce sujet. Je suis un homme, je ne prends pas position. Mais je mesure l’avantage que nous avons, nous, hommes, d’être propriétaires de nos corps. Que les femmes se débrouillent avec leurs locataires.
        Avant ma naissance, mon niveau de conscience était 0. Après ma mort, il sera aussi de 0. Quelle différence ?

  • je voudrais vous faire un rappel a la loi .

    dans notre belle democratie bien pensante , il est interdit de colporter des propos contre l avortement .
    la liberté de penser ( florent pagny ) s’arrete des que l on est en desaccord avec les idées directrices de nos socialistes en constante réelection..
    Profitez de cet espace pas encore sous controle , pour combien de temps ????

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